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Formation : un axe important

Les membres de la Maison de la poésie de Haute-Normandie ont évidemment présent à l’esprit qu’une très grande partie de la population n’a qu’une connaissance très approximative de ce qu’est la variété et la diversité de la poésie vivante, de ce qu’elle peut apporter à l’individu, mais aussi aux groupes en matière d’éducation, de pédagogie. Comprendre que la poésie ne sert à rien parce qu’elle est au cœur même des grandes préoccupations humaines, les plus secrètes, les plus intimes, les plus douloureuses ou les plus émerveillantes… qu’elle ne donne pas de leçons mais pose des questions, qu’elle n’est pas un « don de la nature » mais bien une véritable création de l’être humain, et de ce fait indéfinissable.
Logiquement, peu sont ceux, y compris parmi les « passeurs » importants que sont les enseignants et les bibliothécaires, qui ont beaucoup de clefs pour aider à transmettre ne serait-ce qu’un début de connaissance de, ou plutôt des poésies.
Et c’est d’abord la transmission des textes (livres, lecture à voix haute, échanges de poèmes sous quelque forme que ce soit…) qui permet de mieux saisir ce que peut représenter la poésie.

Aussi est-ce pour cette raison que la MPHN a choisi de mettre sur pied différentes formations, dans un premier temps sollicitées par les réseaux des deux bibliothèques départementales de la Seine-Maritime et de l’Eure. Ensuite, pour le Rectorat de Rouen, l’Inspection Académique, d’autres ont été mises sur pied pour les enseignants.
A titre d’information, le programme de la formation mise sur pied en janvier 2009 pour la bibliothèque départementale de l’Eure est téléchargeable ici.

Dans les mois qui viennent, et avec des intervenants aguerris et originaux, la MPHN proposera un catalogue de formations diverses (découverte de la poésie vivante, comment mettre en valeur la poésie dans les bibliothèques, lecture de la poésie à voix haute…).  


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Ce qui est digne ? / Garder vivant / Ce désir de monde / Aimer / Comme on s’éloigne trop de la grève / Nue, une nuit, dans la mer. Isabelle Guigou, Extrait de « Le parfum des pierres aveugles » éditions clarisse